mercredi 19 juin 2013

Un grand classique : La maison aux pignons verts (Tome 1 de la saga d’Anne), de Lucy Maud Montgomery


Lucy Maud Montgomery fut une romancière canadienne. Paru en 1908, son premier roman publié devint un best-seller mondial, plus de 50 millions d’exemplaires vendus selon Wikipédia.

C’est l’histoire d’un frère et d’une sœur assez âgés qui décident d’adopter un garçon orphelin pour les aider aux travaux de la ferme. Or par erreur, c’est une fille nommée Anne qui se présente. La sœur veut la renvoyer, mais elle finit par s’attacher à l’enfant.

Car Anne n’est pas une fille de onze ans comme les autres. Elle a quelque chose de « piquant », comme un supplément d’âme. Sensible, enthousiaste, ardente, passionnément romantique, théâtrale, elle déborde d’imagination et de verve. Cette imagination lui permet de transcender la réalité, de se réfugier dans un monde enchanteur afin de supporter les grandes difficultés de sa vie d’orpheline. Comme elle fait preuve d’un caractère indomptable et d’un orgueil à la mesure de son intellect, alors, lecteurs, attendez-vous à des zones de turbulence tantôt amusantes, tantôt déchirantes.

Le récit de Montgomery fleure bon la poésie. Son style n’apparait pas désuet, peut-être grâce à une traduction dépoussiérée. Certains passages sont vraiment intenses, touchants, bouleversants, sans tomber dans la mièvrerie moralisatrice. La psychologie des personnages principaux est crédible, le récit bien mené, les descriptions (prisées à l’époque) sont digestes grâce à la plume poète de l’auteur. Il y a même de l’humour.

La maison aux pignons verts n’est pas un roman pour la jeunesse, non, c’est un roman pour tout public, les plus difficiles à écrire, dans la veine de Heidi de Johanna Spyri et de Black Beauty d’Anna Sewell, mais encore mieux si la chose est concevable.

Bien sûr, cette enfant de onze ans s’exprime vraiment très bien pour quelqu’un qui a très peu fréquenté l’école. La licence romanesque permet de transcender la réalité, à la manière de l’imagination de l’héroïne. Anne est un super-enfant, magnifiant les qualités mais aussi les travers si attendrissants de l’enfance.

Les Japonais ne s’y sont pas trompés : La maison aux pignons verts est une figure imposée de leur cursus de littérature étrangère depuis 105 ans.
 





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