vendredi 17 août 2012

Critique de Preacher : Mort ou Vif (BD)


Titre : Preacher
Sous-titre : Mort ou Vif
Dessinateur : Steve Dillon
Scénariste : Garth Ennis
Éditeur : Panini Comics
Date de parution : 1996 pour la version originale en anglais

Le genre ? Fantastique-horreur, mâtiné de polar noirâtre. Pour lecteurs très avertis.
 
L’histoire ? Le révérend Jesse Custer menait une vie tranquille dans une petite ville du Texas. Seulement voilà, un ange (créature de Dieu, donc) et une démone (créature de Lucifer) se sont accouplés et reproduits. C’était interdit, mais ils l’ont fait, car les créatures divines ont toujours été anthropomorphes (comme le Dieu de l’Ancien Testament), et sont donc ballotées par les passions humaines, voire animales. Leur embarrassant rejeton était emprisonné au Ciel, dont il s’est enfui. Et, manque de pot, il s’est réfugié dans le corps du révérend. Alors notre beau gosse se lance dans une épopée, une quête plus blasphématoire que mystique, pour trouver Dieu qui a abandonné ses créatures et lui demander des comptes, rien de moins. Il est accompagné d’une maniaque de la gâchette (une ex qui lui inspire le brûlant désir de remettre le couvert) et d’un vampire au grand cœur, qui ne tue que pour se nourrir et, en plus, que des salauds qui ne méritent pas de vivre. Le plus humain de la bande, c’est peut-être le vampire.

C’est du fantastique donc, très rocambolesque à première vue. Le talent du scénariste est tel que l’histoire est cohérente et passe bien. Les personnages possèdent leur psychologie et arrivent à se montrer attachants malgré leurs vices. Les dialogues sont percutants. Il y a aussi des monologues saisissants, avec une bonne dose d’humour.

Il y a de l’horreur aussi. Beaucoup. Du gore sanglant - le pléonasme ayant ici une valeur emphatique - à la limite du soutenable. Le dessin est saisissant. On aimerait presque qu’il soit moins réaliste. C’est vraiment pour des lecteurs très avertis, à lire avant 21 heures et après 21 ans. Il est amusant de constater que les scènes de sexe sont autocensurées, alors qu’on nous montre les pires horreurs, tortures, tueries. Comme au cinéma.

Globalement, une histoire fascinante, originale, qui vous prend aux tripes. Dans son genre si particulier, un chef-d’œuvre à ne pas mettre entre toutes les mains. Preacher, c’est barré ! annonce la préface.






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