jeudi 1 décembre 2011

Roman marquant : Black Beauty d’Anna Sewell

            Ce roman de 1877 raconte les péripéties d’un cheval en Angleterre. Le narrateur est Black Beauty. Il dialogue avec les autres chevaux, mais pas avec les humains. Au fur et à mesure qu’il vieillit, le cheval doit changer de maître et de fonction. Il est confronté à la cruauté des hommes mais aussi à leur amour.

            Dans son unique roman, Anna Sewell a voulu dénoncer les pratiques cruelles dont étaient victimes les chevaux à son époque. Objectif accompli puisque l’ouvrage a fait sensation et a contribué à améliorer les conditions de vie des animaux d’attelage. Handicapée, l’auteure se déplaçait souvent en calèche et possédait une profonde connaissance des chevaux d’attelage. Elle n’a pas connu le succès de son roman : elle est morte cinq mois après la parution de l’œuvre de sa vie qui lui a demandé six ans de labeur entrecoupé de problèmes de santé.

            Chaque épisode se termine par une morale, concernant le traitement des chevaux, mais aussi parfois l’alcoolisme qui ravageait l’Angleterre de l’époque. Mais attention ! Le livre n’est pas ennuyeux. Au contraire ! Il est touchant et se lit avec facilité.

            Il est de nos jours destiné à la jeunesse. Mais Anna Sewell l’a écrit à l’origine pour les gens qui s’intéressent aux chevaux, quel que soit leur âge. Je note au passage comme certains romans tout public du XIXème siècle sont faciles à lire, par exemple les Aventures de Tom Sawyer ou Heidi de Johanna Spiri, alors que les romans pour adultes étaient assez souvent des pavés indigestes, débutant par des dizaines de page de portraits psychologiques, descriptions et autres passages rasoirs, tous exercices imposés de l’époque.

            Émouvant mais pas mélo, facile à lire mais pas mièvre, véhiculant des messages mais pas barbant, Black Beauty n’est pas sans raison un best-seller mondial, une des plus grosses ventes de tous les temps.



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